Le JTN à la fête pour les 60 ans de judo de Bernard Tambour

Ce 18 février, Bernard Tambour, directeur technique et fondateur du Judo Top Niveau Tournai a fêté son anniversaire mais aussi ses 60 ans de judo. Comme un symbole, Bernard a commencé le judo le jour de son anniversaire.

La famille du JTN lui a réservé une fête à la hauteur de son investissement pour son club de coeur. Petits et grands se sont rassemblés pour une fête surprise après le cour du vendredi. Un très bon anniversaire à Bernard et merci pour tous ces jeunes judokas qui sont passés entre tes mains et celles du JTN depuis plus de 40 ans !

Le quotidien régional Sud Presse – Nord Eclair lui a rendu hommage à sa façon. Simon Barzyczak a demandé à Bernard Tambour d’ouvrir l’album souvenirs de ces 60 dernières années alors que quelques figures marquantes du judo tournaisien ont partagé leurs anecdotes à son sujet.

L’histoire débute il y a 60 ans quand la maman d’un jeune homme turbulent est appelée par le directeur de son école. Ce dernier lui conseille d’inscrire son fils à un sport car il a un besoin important de se dépenser. À 13 ans, Bernard Tambour découvre alors la discipline dans laquelle il allait briller. « Lors de ma première séance, j’ai eu l’impression que j’avais déjà fait du judo », se souvient le jubilaire. « J’ai eu ce flash, me disant que ce sport était merveilleux, qu’il était fait pour moi. »

La suite de son parcours lui vaut des moments de grâce mais aussi des déceptions qui ont laissé des blessures. D’ailleurs, quand on lui demande son meilleur souvenir, le fer de lance du Top Niveau ne peut s’empêcher d’évoquer un moment mitigé mêlant à la fois fierté et peine : sa cinquième place au championnat du monde en 1981. « Je perds contre Dyot en demi-finale, sur un excès de confiance. J’entends encore son coach, dans les gradins, lui crier : « Alors Dyot, tu vas te réveiller ? » Il avait la tête baissée et j’ai commencé à attaquer comme un fou. Bref, j’ai fait n’importe quoi et je me suis retrouvé sur le dos. J’ai eu du mal de me remettre de cette défaite car je me sentais capable d’aller en finale. À l’époque, je n’étais pas professionnel. J’ai été père à 20 ans et je devais travailler pour gagner ma vie. J’ai été sélectionné cinq fois pour aller au Japon. À l’époque, on partait six semaines. Je n’ai pu y aller qu’une seule fois : il a fallu que Francine Leleux, alors présidente de la Fédération, convainque mon patron de me laisser partir. »

Vendredi soir, preuve de l’attachement qu’il suscite, c’est tout un club qui a mis à l’honneur Bernard Tambour, fondateur du JTN, lors d’une célébration surprise organisée par sa compagne Allison Hollevoet, dans le dojo tournaisien. Les amis judokas se sont discrètement faufilés sur le tatami lors de l’entraînement et le professeur 8e dan a alors découvert le pot aux roses. Une fois les judogis rangés, la fête s’est poursuivie avec les discours de circonstance, de membres de la famille (sa sœur, sa fille) ou de proches (Samuël Grulois).

Alors qu’il n’a plus rien à prouver et continue passionnément d’encadrer les jeunes en compétition, de donner un conseil, d’améliorer la technique d’un compétiteur, de proposer une idée innovante, Tambour nourrit encore des projets. Comme ce voyage prochain au Japon, avec Allison. « Aller voir le Grand Chelem de Tokyo sera la cerise sur le gâteau. On va visiter la ville, se balader et s’imprégner de ce que représente le Japon, ce pays avec des valeurs particulières et différentes de chez nous. »

Sud Presse – Nord Eclair – 18 février 2025

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